mercredi 28 juin 2017

Mes adresses : Marché de Noirmoutier, Noirmoutier-en-l'île



Ne surtout pas manquer de faire une visite au marché de Noirmoutier, surtout celui de la place de la république qui a lieu tous les vendredis et parfois d’autres jours en fonction des saisons. A évidemment vérifier sur le site de l’office du tourisme. Marché non seulement extérieur mais aussi une halle vraiment fantastique.

Une partie pour de quoi s’habiller et surtout mais se chausser mais ce qui est avant tout intéressant, ce sont les produits frais. Un très grand marché qui occupe toute la grande place autour des halles. Les marchandises sont variées, les commerçants souriants.

Sur les stands de fruits, des fraises Mara des Bois, des myrtilles.


Des groseilles de Moissac du département de Tarn-et-Garonne.


Diverses variétés de tomates, comme les cœurs de bœuf, les ananas, les noires de crimée et les cornes des Andes.


Des pêches de vigne et de très beaux abricots orangered, variété originaire des Etats Unis, qui possède une peau d'un orange cuivré intense. Juteux et fondants, ces abricots ont des arômes très prononcés.



Quelques stands de fleurs où l’on trouvera aussi de la production de légumes comme courgettes et betteraves.


Mais comme précédemment dit, entrez dans cette halle Charles Robert Loué, maire de Noirmoutier de 1963 à 1971, par l’une des portes.


Les rayons de poissons et crustacés sont vraiment exceptionnels, avec un choix comme dans peu d’endroits. Je n’ai pas souvenir d’avoir vu manquer un crustacé.



Des homards de la pêche locale en nombre.



Langoustines pêchées à la drague, engin de pêche traîné sur le fond, utilisé pour la pêche des coquillages et crustacés qui vivent posés ou plus ou moins enfouis dans les sédiments.


Des étrilles, sorte de crabes qui se cachent sous les pierres que l’on utilise souvent en bisque. De couleur grise, on les reconnaît à leurs dernières pattes aplaties comme des lames de faucille.


Les réputées sardines de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, petit port vendéen, des soles très appréciée pour la finesse de leur chair, des crevettes, grises ou non.


Des crabes de la criée de Noirmoutier ou plutôt de l'Herbaudière.


Des dorades grises souvent aussi appelées « griset », des rougets grondins, cousins du barbet avec une chair légèrement plus pâle, de couleur comme de goût.


Du thon blanc de ligne mais ici de la criée des Sables, le merlu de ligne des fileyeurs locaux vendu en queues, du merlan, du carrelet.


Des araignées de mer ou crabes-araignées, qui ont une chair plus fine que le tourteau.


Homards et langoustines de Noirmoutier, délicieuses entre autres à la plancha.




Il ne faudra pas négliger les autres stands comme les boucheries et charcuteries ; chipolatas, merguez, boudin noir aux oignons. Araignées de porc marinées, terrines et saucissons.


Des stands d’huitres, de palourdes et de moules bouchot de producteurs locaux.





Et bien entendu la pomme de terre de Noirmoutier.



Le sel de la région qui se décline en diverses grosseurs dont la fleur. Certains sels sont aussi aromatisés comme par exemple aux herbes.


Des salicornes au naturel ou « cornes salée » qui sont des petites plantes sauvages qui poussent sur les plages et dans les marais salants de la côte. Très riches en sels minéraux et avec un agréable goût iodé.


Et dans le rayon pâtisseries, une spécialité du coin qui m’a servi de petit déjeuner, le flan maraichin. Une spécialité vendéenne composée d’une préparation d’œufs au lait appelée la «la fiounée » ou « fionaï » parfumée si on le souhaite ou non à la cannelle ; un appareil qui vient recouvrir une pâte sablée.





Pas que des flans mais aussi d’autres classiques pâtisseries comme des tartes tatin ou même des cakes salés.



Un coin fruits et légumes bio.
  
Avec de belles herbes comme thym, cerfeuil, ciboulette et coriandre.


De beaux fruits rouges comme des framboises, des fraises de Pornic appelées « Cirafines », fruits qui fait partie des variétés de fraises remontantes.


Au stand des produits laitiers, de beurres en en motte, de la crème, du fromage blanc et du battu dans de jolis pots.


Une vaste sélection de fromages des quatre coins de la France et d’ailleurs que l’on retrouve sur les bonnes tables de l’île. Le curé nantais de Pornic, aussi appelé fromage du curé. Pâte pressée non cuite à croûte lavée qui se présente sous différents formats. Il est affiné sur des planches d’épicéa en étant régulièrement lavé soit à l’eau salée, soit pour certains au muscadet. L'herbillette, fromage de chèvre au lait thermisé. Le maraichine, fromage de vaches du même nom. Un animal particulièrement adapté aux prairies de marais, très réputée pour la qualité de son lait. De la tomme de Vendée réalisés avec du lait de chèvre, pâte pressée non cuite et à croûte lavée avec une salinité assez prononcée.


Marché donc mais aussi Halles à conjuguer ensemble avec une impressionnante sélection de produits de la mer mais aussi fruits et légumes de qualité. Une belle heure passée dans une ambiance vraiment très épicurienne.

mardi 27 juin 2017

La Table d'Elise, Noirmoutier-en-l'île




Seconde visite à « La Table d’Elise »et cette fois-ci dans la bonne séquence. Second restaurant de « La Marine » mais dans un genre complètement différent dans le style, la décoration et la cuisine. Ma première visite il y a trois années de cela s’était avérée très concluante même si nous nous étions rendus après notre repas « du voisin ». Comme je l’avait déjà signalé, la cuisine est commune aux deux établissements et le dénominateur commun, c’est un peu la patte d’Alexandre et la qualité du produit. Cependant ne pensez surtout pas que d’aller à la « La Table d’Elise » est une manière de « manger la cuisine de La Marine » à moindre frais, ou de penser que cela ne sert à rien d’y manger si vous allez à « La Marine ». Deux salles, deux concepts, mais une constance au niveau des produits et de la qualité de l’assiette.



Une taverne donc avec son décor marin, un peu pub, un peu d’une autre époque. Pas vraiment de trace d’une quelconque innovation et c’est tant mieux. A noter que cette fois-ci la salle est quasiment pleine et il y a fort à parier que la visibilité d’Alexandre ayant fantastiquement grimpé ces dernières années, cela joue évidement en sa faveur. Un public de vacanciers, pas mal de touristes étrangers, ce qui est presque une nouveauté.





En fond de salle donc, le passage à la cuisine principale qui sert les deux établissements. A relever que Céline, la femme du chef viendra saluer très aimablement chaque table au milieu du repas.


Je n’avais pas vraiment remarqué la première fois mais il existe tout au fond un très agréable patio pour celles et ceux qui apprécient de manger à l’extérieur. Un coin avec quelques plantes grimpantes, un coin probablement un peu plus intime.


Un menu qui dans sa totalité avec entrée, plat et dessert es tarifé à 32 euros. Impossible de trouver un meilleur rapport qualité-prix sur l’ensemble de l’île. Et comme je le disais, des plats qui changent chaque jour avec des produits de première fraîcheur, des assiettes toujours au choix.

Pour commencer un très frais velouté d’asperges et œuf parfait. Asperges ici vertes, une crème très onctueuse, l’œuf en dessous, « parfait » ou « Basse température » ou encore « à 64° ». Sur le dessus quelques herbes fraîches. Une assiette légère et idéale pour un début de repas.


Je choisirai une assiette plus classique, le foie gras de canard et son chutney de pomme. Majoration de quelques euros mais complètement justifié. Impeccable, cuisson parfaite, assaisonnement précis. Le chutney amène sa touche aigre-douce, ici aussi quelques herbes printanières sur le dessus.



Le pain évidement commun entre les deux établissements est un délice.


Pour les plats principaux, une assiette absolument divine avec le cabillaud, carottes confites et en pulpe, sauce au citron et gingembre. Assiette qui vraiment frise le macaron, un poisson d’une incomparable fraîcheur, une cuisson à la seconde et surtout cet accompagnement qui sublime le poisson avec ce goût un pu caramélisé, ces saveurs légèrement acidulées et cette touche de gingembre pour donner encore plus de peps à l’assiette.


Autre poisson avec le thon blanc de ligne, courgettes grillées et en pulpe, sauce à l’ail noir. Pas aussi intéressant que l’autre assiette et un peu trop de cuisson sur le thon.



Mais le magicien Alexandre n’hésitera pas à me proposer une seconde magnifique assiette avec un thon cuit à la perfection et cette fois-ci avec une sauce à base d’agrumes et un accompagnement de mousse de laitues.


Passage au dessert avec les fraises, crémeux à la vanille, biscuit praliné rose, sorbet à la figue. C’est aérien, parfumé, avec un joli jeu de textures et une glace très fine en bouche qui se marie parfaitement avec la fraise.


Pas souvent convaincu par les dessert au chocolat mais là un tour de force avec la tarte au chocolat, sorbet framboise, caramel de réglisse. Légère, onctueuse, pas très sucrée, un excellent goût de chocolat noir qui contentera les amateurs de desserts aux saveurs profondes.


Une bouteille de vin banc pendant ce repas avec un Mâcon-Solutré-Pouilly du domaine Romanin en 2015. Un flacon qui dévoile de subtils arômes de fleurs blanches et d'agrume. Un bel équilibre entre acidité et puissance aromatique.


Un repas qui laisse pensif lorsque l’on en connaît le prix, une cuisine que certains qualifieraient de bistronomique même si le terme n’est plus vraiment à la mode, une ambiance familiale et décontractée, des assiettes gourmandes à ne pas manquer lors de votre visite dans l’île.