dimanche 29 décembre 2013

Madeline's, Cambria



Passant une seconde soirée a Cambria, nous voici partis pour une autre table avec une sacrée réputation. D’entrée je vous dis que l’on en ressort avec le sourire aux lèvres… Située dans la rue principale de ce village, Madeline’s est en même temps un restaurant et un magasin de vins.


Une jolie petite maison de l’extérieure bien décorée  mais c’est un peu la surprise à l’intérieure car la pièce principale est partagée en deux. Un côté « wine-bar » et magasin ; un côté restaurant ; le tout partagé par une paroi en milieu de pièce.




La salle donc de restaurant est plutôt petite et les tables rapprochées. La décoration est plutôt classique presque comme dans un restaurant français bourgeois.



La carte propose un ensemble de plats qui sont issus de la cuisine américaine traditionnelle de restaurant mais on peut y déceler une touche française.

Pour commencer je prendrai des coquilles Saint-Jacques poêlées et servies sur une duxelle de champignons et beurre blanc. Arrive une coupelle avec quatre Saint-Jacques ; sur le dessus une poignée de roquette et dessous une sauce un peu compacte. Pour moi la Saint-Jacques est trop cuite car légèrement filandreuse et la sauce est quand même un peu étrange avec ce mélange de champignons hachés incorporés dans ce beurre blanc. Cela manque de finesse et d’équilibre au palais.


Autre entrée avec des cakes de crabe et homard accompagnés d’une compote de poireaux et aioli au thym citronné. Rien à redire sur ce plat car les cakes sont bien cuisinés.


En plat principal je prends l’agneau local Tepeyac. Je ne sais pas ce qu’est Tepeyac et je ne le saurais probablement jamais…mais voila de quoi cela consistait. Deux carrés de côtes recouverts d’une sauce moutardée ; le tout sur une base de purée de pommes de terre et sur le côté quelques carottes et brocoli. L’agneau est de très bonne qualité et parfaitement cuit selon ma demande, à savoir rosé. La ou cela me gène c’est cette purée quasi mélangée avec la sauce qui après quelques coup de fourchette devient une masse mélangée franchement pas agréable a manger avec la viande. Un dressage inexistant dans une assiette qui aurait pu être un peu mieux organisée. La sauce moutarde étant tout à fait correcte.



Deuxième plat principal avec le lapin aux prunes, un demi-lapin braisé avec des prunes fraiches et des herbes, pommes de terre et légumes. L’assiette arrive et l’on a vraiment l’impression que « c’est déposé » en vrac. On se demande où sont les pruneaux et en regardant bien, on trouve deux boules violettes qui ont l’apparence des ces pruneaux mais en réalité il s’agit de pommes de terre violettes ! Le plus surprenant sera de trouver sept pommes de terre sur cette assiette. Certes, des violettes mais aussi des rouges et des standards. Quelle idée de vouloir remplir cette assiette de cette manière… Le lapin lui souffre d’être sur certaines parties d’être trop sec et l’on se demande ou la sauce aux prunes se trouve. Nous apprenons que cela a cuit dans la sauce… Le serveur nous propose de nous en rapporte et grand étonnement, ce n’est pas de la sauce qu’il apporte mais des morceaux de prunes ! Un plat à nouveau mal présenté et une mauvaise réplique de cette fameuse recette française. Ce n’est pas mauvais mais cela demande du travail…



Comme je souhaitais boire un vin de la region, on nous a proposé un August Ridge, Sangiovese 2006, Paso Robles. C’est aussi un magasin de vins donc je m’attendais à quelque chose de bon et ce fut vraiment le cas. Un vin de style italien bien fruité avec de jolis tannins.


Clairement ce restaurant aurait besoin de re-visiter ses classiques car cela manque de cohérence ; les cuissons ne sont pas vraiment maitrisées, les présentations plutôt ratées et le tout manque vraiment de finesse pour une cuisine qui se veut gastronomique. Maintenant cela correspond peut-être aux goûts locaux, je ne sais pas…. Mais en tout cas pas aux nôtres.